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NEZERWA Alice est une femme engagée, épouse et mère de trois enfants, qui a su allier sa vie familiale à sa vocation professionnelle. En tant qu'Agent de Santé Communautaire (ASC) sur la colline Munyika I, dans la sous-colline Dorsal A II en Commune Rugombo de la Province Cibitoke, elle consacre son temps à la sensibilisation à la planification familiale (PF) et à la promotion des services de santé sexuelle et reproductive (SSR). Son dévouement et son expertise lui ont permis de devenir un véritable modèle au sein de sa communauté, où elle inspire et accompagne de nombreuses femmes dans leur quête de santé et de bien-être.
« À travers les formations reçues dans le cadre du projet NKURIZA, notamment sur l’administration de Sayana Press, j’ai pu élargir mon champ d’action. Je sensibilise les femmes sur les méthodes contraceptives modernes, en particulier Sayana Press, et oriente les jeunes vers les centres de santé amis des jeunes, afin qu’ils puissent accéder à divers services de SSR.
Un événement marquant dans mon travail m’a particulièrement touchée. En novembre 2024, lors d'une séance de sensibilisation sur Sayana Press, j’ai rencontré une femme enceinte de jumeaux, mère de quatre enfants, dont le mari l’avait abandonnée. Constatant sa vulnérabilité, j’ai tenté de contacter le mari dans l’objectif de favoriser une réconciliation familiale, mais sans succès.
Lors de ma visite à son domicile, j’ai découvert que sa fille aînée, âgée de 8 ans, souffrait de malnutrition aiguë sévère. Avec le soutien de mon mari, j’ai proposé à la mère de prendre en charge l’enfant afin de lui assurer un suivi nutritionnel et médical approprié. Elle a accepté. En accord avec les autorités locales, notamment le chef de colline, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour prévenir d’éventuels conflits familiaux.
Depuis, l’enfant vit chez moi, a retrouvé une bonne santé et est désormais scolarisée dans de bonnes conditions. Sa mère a donné naissance aux jumeaux en bonne santé. Je continue de l’accompagner régulièrement, en l’orientant vers les structures sanitaires, en l’aidant à adopter de bonnes pratiques d’allaitement maternel et en lui apprenant à préparer des repas équilibrés pour garantir la santé de ses enfants.
Je suis profondément reconnaissante au projet NKURIZA pour les capacités techniques qu’il m’a permises d’acquérir. Grâce à ma crédibilité au sein de la communauté, de nombreuses femmes viennent me consulter pour des conseils en matière de SSR et de planification familiale. Je m’investis également dans la mobilisation des hommes afin qu’ils s’impliquent activement dans la planification familiale.
Je me réjouis du chemin parcouru et remercie tout particulièrement mon mari, qui me soutient sans relâche dans mes engagements en tant qu’agent de santé communautaire. »
Dans le cadre du projet Nkuriza, l’activité SPC (Surveillance et promotion de la croissance) consiste à peser l’enfant et prendre des mesures avec le périmètre brachial (PB) ou MUAC (mid-upper arm circumference) en plus des sensibilisations sur l’alimentation des nourrissons. Des parents sont très satisfaits du fait que les activités SPC (Surveillance et promotion de la croissance) ont aidé à lutter contre les maladies de malnutrition.
Irakoze Jacqueline, mère de 4 enfants, était parmi les femmes qui avaient amené leurs enfants. Elle a assisté son enfant qui a été traité dans le FARN (Foyer d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnel).
« Parmi les quatre enfants, il y a un qui est tombé malade. J’ai parcouru plusieurs centres de santé pour le faire soigner sans succès. Après, j’ai sollicité un agent de santé communautaire et m’a invitée à amener l’enfant pour le dépistage. Il a découvert des signes de malnutrition et m’a recommandé un foyer d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle (FARN). Il a été bien nourri et ils m’ont enseigné comment je peux le faire moi-même à la maison, » dit-elle.
Madame Irakoze explique les enseignements reçus dans le cadre des SPC lui a permis d’aider son enfant à se rétablir rapidement après avoir adopté de nouvelles habitudes culinaires.
« Les enseignements m’ont beaucoup aidé dans le sens que j’ai appris par exemple comment préparer les aliments sans chauffer de l’huile. Ils m’ont aussi montré comment il faut bien nourrir un enfant avec les trois types d’aliments. Même si je ne le fais pas chaque jour, j’y songe à chaque fois que j’ai les moyens. Aujourd’hui, l’enfant se porte bien. Il avait 7 kg avant d’intégrer le FARN. Il est sorti avec 9 Kg, et aujourd’hui, il a 12 kg.
Elle remercie le projet Nkuriza qui a contribué dans le renforcement des interventions dans la lutte contre la malnutrition chez les nourrissons. Elle conseille et conseille tous les parents à prendre part aux activités SPC organisées régulièrement sur la colline de Rugenge, car c’est un moyen facile de détecter si votre enfant présente des signes de malnutrition.
Le projet AID-I KUGWIZA a eu un impact significatif sur la sécurité alimentaire et les conditions de vie des éleveurs de petit bétail. En fournissant des ressources essentielles, il a permis de répondre aux défis économiques et nutritionnels auxquels ces communautés étaient confrontées. La distribution de poules adaptées aux milieux ruraux a considérablement amélioré la production alimentaire. Parallèlement, l’intégration de l’élevage de lapins a diversifié les sources de revenus et assuré un approvisionnement en fumier de qualité pour l’agriculture. Ces actions ont contribué à un changement positif durable, renforçant le développement économique et la résilience des éleveurs.
Distribution des Poules SASO 452
Une des actions du projet a été la distribution de 1 800 poules de la race SASO 452, reconnue pour sa résistance aux maladies. Ces poules ont été fournies sous forme de petits paquets, chaque paquet comprenant trois poules par famille. Chaque poule peut pondre entre 5 et 6 œufs par semaine, générant ainsi un revenu hebdomadaire d'environ 15 000 francs burundais
Les bénéficiaires expriment leur satisfaction quant à l'utilité et à la rentabilité de ces poules, qui ont considérablement amélioré leur qualité de vie en offrant une production d'œufs satisfaisante.
De plus, la possibilité de consommer la viande de ces poules renforce leur alimentation.
Un bénéficiaire, MUGISHA Jeanne, témoigne de son objectif à atteindre un élevage de 1000 poules, illustrant ainsi l'impact positif de cette initiative sur les moyens de subsistance des familles.
Élevage de Lapins : Une chaîne de solidarité communautaire
Le projet a également distribué 312 lapins à 780 familles. Une stratégie de solidarité communautaire a été mise en place, où 8 lapins étaient offerts à un groupe de 20 personnes.
Ce groupe a pris en charge la reproduction des lapins, permettant ainsi le partage des lapereaux entre les membres pour que chacun puisse en élever un chez soi.
Cette chaîne de solidarité favorise l'augmentation de l'élevage au sein de la communauté.
Les lapins se révèlent extrêmement bénéfiques pour les bénéficiaires, car leur fumier fertilise les champs et leurs urines sont précieuses pour l'agriculture. De plus, les familles peuvent consommer la viande de lapin ou la vendre pour générer des revenus, contribuant ainsi à un développement durable au sein de leurs ménages
Le projet AID-I KUGWIZA en offrant des ressources adaptées et en favorisant la solidarité communautaire contribue à l'amélioration de la sécurité alimentaire et au développement économique des familles. Les témoignages des bénéficiaires soulignent l'impact positif de ces initiatives sur leur quotidien, et la volonté d'accroître ces élevages témoignent d'un engagement vers un avenir meilleur.
Dans le but d’accompagner les agriculteurs pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et du revenu à travers une production agricole intensifiée, le projet AID-I KUGWIZA leur a fourni des semences et les a accompagnés à chaque étape, du semis à la récolte, afin de leur enseigner les bonnes pratiques agricoles. Ces semences de haute qualité ont permis d'obtenir de bonnes récoltes pour les bénéficiaires des provinces de CIBITOKE, BUBANZA et NGOZI, où les activités du Projet sont menées. L'accompagnement s'est principalement concentré sur les groupements et associations, notamment les multiplicateurs de semences, ainsi que sur des individus en particulier.
Un exemple significatif est celui de la coopérative COMUSECORI, située dans la province de BUBANZA. Avant de rejoindre le projet, la coopérative utilisait des méthodes traditionnelles pour cultiver le riz, avec des semences peu productives. Cependant, l'arrivée du projet AID-I KUGWIZA a entraîné un changement remarquable. Grâce aux capacités renforcées, ils ont adopté les méthodes culturales modernes (Système de Riziculture Intensive «SRI»).
Le projet leur a fourni des semences de riz sélectionnées et adaptées aux régions de basse altitude. Les nouvelles techniques qu'ils ont adoptées leur permettent d'utiliser moins de semences tout en augmentant considérablement leur production. Aujourd'hui, la coopérative figure parmi les principaux producteurs de riz de la région, servant de modèle pour les agriculteurs voisins.
En vue de promouvoir des innovations agricoles à travers des expérimentations faites par des agriculteurs eux-mêmes, le projet a distribué des échantillons de 100 grammes de semences aux bénéficiaires, appelés « petits paquets », qu’ils ont testés dans leurs champs. Selon des témoignages, ces bénéficiaires ont constaté des résultats impressionnants, récoltant plus de 100 kg chacun à partir de ces 100 grammes.
Madame Clothilde NIRAGIRA, l'une des bénéficiaires, témoigne de l'impact du projet sur sa vie quotidienne:
«On m'a donné 100 grammes de riz de semences qui ont généré un sac de 110 kg. Mon mari a été surpris par cette récolte. Nous avons décidé d'en vendre une partie pour investir dans l'élevage. Nous avons commencé avec deux lapins, qui se sont reproduits jusqu'à 18. Nous avons vendu ces derniers pour acheter une chèvre. Aujourd'hui, je peux manger de la viande de lapin et j'ai aussi une chèvre à la maison. L'agriculture et l'élevage se complètent ; notre bétail nous fournit du fumier, et nous générons également des revenus pour subvenir aux besoins primaires de la famille, notamment les soins de santé et l’éducation scolaire de nos enfants ».
Cendajuru, Province de Cankuzo (Est du Burundi) – Une initiative novatrice transforme l'éducation. Près de 3 301 élèves et enseignants des écoles fondamentales de Kigarika, Gisoro, Nyakuguma et Mwambu bénéficient d'une sensibilisation à l'agroécologie, une approche durable et respectueuse de l'environnement. Grâce à la mise en place de champs "écoles agroécologiques", ces élèves acquièrent des connaissances solides sur la gestion des jardins potagers, renforçant ainsi leurs compétences en agriculture durable dès leur plus jeune âge.
Ce projet, mis en œuvre par ACORD Burundi dans le cadre de la phase II du programme TAPSA, avec le soutien du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD – Terre Solidaire) et de l'Agence Française de Développement (AFD), vise à sensibiliser la jeunesse à l'agroécologie, une approche durable et respectueuse de l'environnement.
Une Initiative Éducative Prometteuse
L'objectif principal du projet est d'intégrer l'agroécologie dans le cursus scolaire de ces quatre établissements. Le Responsable du Programme TAPSA II à ACORD Burundi, Monsieur. Théodore BARANKENYEREYE souligne l'importance de cette approche : En apportant des pratiques agricoles durables au sein des écoles, les jeunes apprennent à cultiver la terre de manière respectueuse de l'environnement, tout en augmentant leur autonomie alimentaire.
Pour cette première année, quatre champs écoles agroécologiques ont été créés, un dans chaque école. Des variétés de semences adaptées aux besoins spécifiques de chaque établissement ont été distribuées, ainsi que des fiches techniques détaillant les méthodes de culture de légumes tels que les aubergines, choux, oignons, poireaux et poivrons. Ces ressources permettent aux élèves et aux enseignants d'acquérir des connaissances solides pour la gestion de ces jardins potagers.
Un Impact Espéré pour l'Avenir
Pascal MPHUNANGE, Directeur de l'école fondamentale de Kigarika, se réjouit de l'impact attendu de ce programme. Il entrevoit une transformation des comportements alimentaires des élèves et de leurs familles grâce à l'introduction de ces pratiques agricoles dans leur quotidien :
« Ce programme va non seulement améliorer les connaissances en pratiques agricoles, mais aussi renforcer l’autonomie des écoles. À travers leurs enfants, les familles apprennent à cultiver leurs propres aliments, réduisant ainsi leur dépendance aux marchés extérieurs. »
Pour les établissements scolaires, ces jardins potagers constituent une ressource précieuse, contribuant à l’amélioration de la nutrition des élèves tout en les sensibilisant à la protection de l’environnement.
Un Apprentissage Pratique et Durable
Les élèves sont directement impliqués dans toutes les étapes du processus de culture. Ils apprennent à préparer les semences, à entretenir les plants et à récolter les fruits de leur travail. L'enseignement inclut également l'utilisation de biopesticides et de biofertilisants, des alternatives écologiques aux produits chimiques, renforçant ainsi leur apprentissage des méthodes de culture durable.
À l'ECOFO Kigarika, les semences sont actuellement en phase de germination, et les élèves participent activement à cette étape cruciale, découvrant les bienfaits de la patience et du soin dans le processus agricole.
Jeanine Kimana, une élève de 9e année, partage son expérience avec enthousiasme :
«J'acquiers des connaissances sur la pratique des cultures maraîchères. Nos enseignants nous ont appris l'importance de ces cultures pour protéger l'environnement et améliorer notre nutrition. Je prévois de transmettre ces connaissances à mes parents en créant un jardin potager chez moi pour mettre en pratique ce que nous avons appris à l'école. »
Évolution Vers une Agriculture Durable
Cette initiative d’ACORD Burundi contribue à révolutionner l’éducation agricole dans la région. En formant la jeunesse à des compétences pratiques et durables, le projet prépare les élèves à devenir des acteurs du changement dans leurs communautés. Leur apprentissage de méthodes agricoles responsables aura un impact direct sur leur alimentation ainsi que sur celle de leurs familles, tout en promouvant une agriculture plus respectueuse de l'environnement.
En outre, ce projet s’inscrit dans une démarche plus large de souveraineté alimentaire et de protection des ressources naturelles, deux défis majeurs pour l'avenir de la commune de Cendajuru et du Burundi.
Dans la commune de Cendajuru, Province de Cankuzo (Est du Burundi), ACORD Burundi a lancé, dans le cadre du programme TAPSA II, une initiative de renforcement de la production agricole dans les collines de Kigarika, Nyakuguma, Gisoro et Twinkwavu. Ce projet met un accent particulier sur l'importance du bananier en tant que levier pour la sécurité alimentaire et pour augmenter les revenus des ménages locaux.
Une Formation pour Maximiser la Production de Bananes
ACORD Burundi a mis en place un programme de formation destiné aux leaders agriculteurs afin de produire beaucoup de rejets de bananier dépourvus de maladies à partir d’un petit nombre de chromes de bananier et d'améliorer les techniques de production et de plantation Cette initiative vise à doter les agriculteurs de compétences essentielles pour augmenter les rendements et encourager l’esprit de coopération au sein des communautés rurales. Les bénéficiaires apprennent à former des équipes de producteurs capables de vendre des rejets à d'autres agriculteurs, créant ainsi un cercle vertueux de partage de connaissances et de ressources.
Le Bananier : Un Pilier de l'Économie Locale
Le bananier offre de nombreux avantages aux agriculteurs de la région. Non seulement il constitue un aliment de base consommé cru ou cuit, mais il est également une source de revenus importante. Le jus de banane, notamment, est très pris lors des fêtes locales. En outre, les feuilles debananier sont utilisées pour le paillage, l’alimentation du bétail à partir de ses pseudotroncs, matière première dans le compostage en tas de surface et en fosse et la fabrication de sachets biodégradables, renforçant ainsi l'importance de cette plante dans la vie quotidienne des habitants.
Un Espoir pour l'Avenir
Ciza Albert, un agriculteur de la colline Kigarika, marié et père de trois enfants, témoigne des bénéfices de cette formation :« Grâce à cette formation, j'ai appris à produire des rejets de bananier sains et leurs plantation. Cette technique nous a agréablement impressionnées par sa méthode de multiplication rapide de beaucoup de rejets en cas d’insuffisance du matériel végétal. Nous sommes encore en phase d’expérimentation, avec les rejets en pépinières. Je suis optimiste que cela va améliorer ma récolte et mes revenus. Avant, j’avais des difficultés à nourrir ma famille, mais maintenant, j'espère pouvoir vendre le surplus de régimes de bananes sur le marché et subvenir aux besoins de mon ménage. »
Des Défis à Surmonter
Malgré ces avantages, la culture du bananier fait face à plusieurs défis. L'un des plus importants est la propagation de la maladie virale BXW, qui affecte gravement les plantations. De plus, le vieillissement des variétés locales cultivées et l'accès limité à de nouvelles variétés plus performantes (Sohoka unkorere, Fia) posent également des difficultés. Beaucoup d'agriculteurs manquent encore de connaissances sur l’itinéraire technique de cette culture.
Un Engagement pour l'Agriculture Durable
Les agriculteurs de la région sont enthousiastes face à cette initiative, percevant en elle une opportunité d'améliorer leur production et de renforcer leur autonomie économique. Avec un soutien continu, le bananier pourrait devenir un pilier essentiel de leur subsistance, tout en contribuant à une agriculture durable et respectueuse de l'environnement.
Avec le soutien du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD –Terre Solidaire) et de l'Agence Française de Développement (AFD), Le Programme TAPSA mis en œuvre par ACORD Burundi en commune Cendajuru met en lumière le rôle stratégique du bananier dans le développement agricole. En promouvant cette culture, non seulement il renforce la sécurité alimentaire des ménages locales, mais il prépare également un avenir économique plus stable pour les familles rurales.
Les femmes font partie des acteurs clés dans la résilience aux changements climatiques et subissent aussi, plus que les hommes, les effets des changements climatiques. Elles méritent ainsi une attention particulière en leur apportant du soutien nécessaire pour faire face aux effets et impacts Les liés à ces changements climatiques et la détérioration de l’environnement. Le Projet FACE (Féministes pour les Alternatives Climat et Environnement) mis en œuvre par ACORD BURUNDI (Association de Coopération et de Recherche pour le Développement au BURUNDI) s’inscrit dans ce cadre depuis 2022 avec l’appui financier du CCFD-Terres Solidaire et l’AFD (Agence Française de Développement) dans le cadre du Fonds de Soutien aux Organisations Féministes (FSOF).
Le Projet FACE part de l’idée que le changement climatique au Burundi et dans le monde est une réalité. Près de 99 % de Burundais n’ont pas la capacité d’adaptation nécessaire pour résister aux effets du changement climatique tels que les sécheresses, les inondations et les glissements de terrain comme le montre la Banque mondiale. La suite est publié sur: https://mukenyezi.org/face-aux-changements-climatiques-au-burundi-acord-burundi-implique-les-femmes/?i=1
Une délégation conduite par l’équipe de la Banque Mondiale dans le cadre du projet Nkuriza, en compagnie du gouverneur de la province Bubanza et une équipe du ministère de la santé publique et de lutte contre le Sida, ont effectué une visite de terrain dans la province Bubanza pour faire une évaluation des grandes réalisations acquises avec la mise en œuvre dudit projet.
Le projet nkuriza dans la province Bubanza, jouit d’une aura telle que le gouverneur, Monsieur Cleophas Nizigiyimana , en accueillant ses hôtes est allé droit au but en sollicitant l'extension du projet à d'autres groupes de vulnérables.
Au cours de cette mission de supervision, la délégation de la Banque Mondiale a pu assister au bon fonctionnement d’un foyer d'apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle, (FARN) pour améliorer l’état nutritionnel des enfants souffrant de la malnutrition.
L’impact est évident, disent les mamans Lumières, sous le regard admirateur, de l’équipe de la Banque Mondiale, du ministère de la sante publique et de lutte contre le sida.
Au niveau du volet sécurité alimentaire, la maturation du projet dans la province Bubanza en est à l’étape de générer des chaînes de solidarité où les premiers bénéficiaires d’animaux d’élevage remettent les petits aux bénéficiaires de la 2ème génération dont des lapins , des chèvres à Gihanga Village 3.
Il en a été de même au sein de la communauté Batwa de Nyagatobe, dans la commune Rugazi. Le gouverneur les a félicités et a exhorté aux autres communautés de suivre cet exemples, de ne pas briser la chaine de solidarité afin de construire des communautés résilientes dans toute la province Bubanza.
Même ordre d'idée de l'équipe de la Banque mondiale qui a apprécié largement l'avancement des activités du projet Nkuriza dans cette province.
Partout où la délégation est passée, l’administration locale et la population ont positivement apprécié les acquis du projet Nkuriza.
Monsieur Saïd , qui a représenté la Banque Mondiale dans cette délégation, s’est dit satisfait de la performance matérialisée dans ce projet et l’impact de ses réalisations sur les populations en contribuant à réduire les risques constatés au niveau local, à stabiliser les populations, à améliorer leurs conditions de vie et à protéger leurs vies. Il a spécifié que la Banque Mondiale ne ménagera aucun effort pour appuyer le gouvernement du Burundi dans la résilience communautaire.
Signalons que le projet Nkuriza est mis en œuvre par ACORD Burundi dans les provinces de Bubanza et Cibitoke.
L’Initiative de Dissémination Accélérée des Innovations agricoles dans la Région des Grands-Lacs (AID-I GLR) dénommée « Projet Kugwiza » et mise en œuvre par ACORD BURUNDI, contribue à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle par l’introduction de nouvelles technologies de production agricole et d’élevage sur des chaines de valeur agricoles essentielles. Les agriculteurs et éleveurs bénéficiaires sont satisfaits des résultats atteints.
Dans la province Bubanza, colline Kayange, Elie IRAKOZE, un jeune agriculteur progressiste, a connu une transformation remarquable issue de ses activités agricoles grâce au Projet Kugwiza. Avec la mise en œuvre de nouvelles techniques et la sélection de variétés résistantes à la sécheresse, Elie a pu améliorer sa productivité et est satisfait des résultats atteints.
La variété Kinure : une solution contre le changement climatique
L'une des raisons principales de la satisfaction d'Elie est la variété de haricot qu'il cultive, appelée kinure. Cette variété a été spécifiquement sélectionnée pour sa résistance à la sécheresse, ce qui est crucial dans une région où les conditions climatiques peuvent être imprévisibles. Grâce à cette variété, Elie a pu obtenir des rendements plus élevés, même en période de faible pluvisiosité, assurant ainsi la sécurité alimentaire pour sa famille et sa communauté. En effet, comme signalé par Mr Elie, le rendement a été de 1.7 tonnes/ha, ce qui est amplement satisfaisant par rapport à l’ancien rendement qui était estimé à 1.2 tonnes/ha.
Des techniques modernes pour une agriculture plus productive
En Province de Ngozi, la coopérative des femmes «NGUVUZUMUKENYEZI MWITERAMBERE » est satisfaite des rendements grâce aux nouvelles pratiques agricoles adoptées par les agriculteurs locaux. Encadrée par ACORD BURUNDI, la coopérative a développé des "champs de démonstration" qui servent de vitrines pour l'innovation agricole.
Jeanne UWURUKUNDO, la Présidente de la coopérative, a fièrement exposé les changements remarquables observés depuis l'adoption de nouvelles méthodes de culture, comme l'utilisation combinée des engrais minéraux et organiques, la lutte contre contre l’érosion, la culture en ligne, le respect des écartements, etc. La production du riz a ainsi connu une hausse spectaculaire, passant de 4 tonnes sur 3 hectares à près de 5 tonnes à l'hectare avec les nouvelles variétés.
Toutes ces activités mises en œuvre par le consortium World Vision, ACORD BURUNDI et Welthungerhilfe s’inscrivent dans le cadre de l’Initiative de Dissémination Accélérée des Innovations dans la Région des Grands Lacs (AID-I GLR) dont le financement est assuré par Feed The Future à travers l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), sous la coordination de l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA)
ACORD Burundi met en œuvre depuis 2022 le projet FACE (Féministes pour des Alternatives Climat et Environnement) qui a pour ambition d’appuyer les dynamiques d’organisations de femmes et/ou féministes en soutenant leurs initiatives articulant les enjeux de Genre et de Climat pour lutter contre le changement climatique et s'y adapter. Ce projet s'inscrit dans les priorités d'ACORD Burundi pour mieux prendre en compte les questions de genre dans ses interventions.
Les initiatives qui sont appuyées dans le cadre du projet FACE concernent à la fois la lutte contre le changement climatique, à atténuer les effets du faible pouvoir d’agir des femmes lié à la culture burundaise. Un accent particulier est mis sur l'autonomisation des femmes pour qu'elles puissent agir sur le climat et la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que sur la promotion de l'agroécologie et des savoir-faire féminins.
Dans cette optique, ACORD Burundi a organisé, du 06 au 07 mai 2024, un atelier de formation sur le genre et changements climatiques à destination de ses organisations communautaires partenaires. L'objectif est de renforcer les capacités des participants sur ces enjeux et d'établir un état des lieux de la situation au Burundi, en mettant l'accent sur les conséquences pour les femmes et identifier les alternatives face à cette situation.
Selon Juliette KAMWIZA, la responsable du Projet FACE qui a organisé cet atelier, le changement climatique est une menace pour tous, mais il n’affecte pas tout le monde de la même façon. Les femmes sont beaucoup plus vulnérables et sont les plus affectées. Ses effets perpétuent et amplifient les inégalités structurelles, notamment celles qui existent entre les femmes et les hommes. De cette réalité culturelle, il en découle ainsi des rapports différenciés entre les hommes et les femmes vis-à-vis de l’environnement qui doivent être tenus en considération dans l’élaboration des stratégies d’adaptation et/ou d’atténuation des impacts changements climatiques. Et selon les données récentes, la population burundaise est composée de plus de 52% de femmes, dont 80% de femmes rurales vivant de l’agriculture. Il s’avère crucial de mieux comprendre comment intégrer la dimension genre et climat/environnement dans différentes interventions (projets et programmes). D’où la nécessité d’organiser cette formation à l’intention des partenaires de ACORD Burundi engagées sur le nexus genre et climat /environnement.
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